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Lundi 24 avril 2006 1 24 /04 /Avr /2006 20:51
Voici le début d'une nouvelle que j'ai écrit il y a peu en espèrant qu'elle vous plaise

“- Je dois me décrire? Mon autoportrait ne sera qu’une pâle copie de moi-même, ce n’est pas à moi de le faire. Mais je vais essayé de faire un effort, je vais dire ce que je suis. Je suis né à Thouars, une petite ville de l’ouest de la France. Je n’aime pas le lycée mais j’aime beaucoup le poulet. Quelle rapport ? Ils sont tous les deux malades en ce moment. J’aime être contre tout et pour peu de choses. J’ai quinze ans mais l’âge a peu d’importance, c’est la sensibilité qui compte. Je sens chez moi comme la conscience de quelque chose que je ne serais définir. Je le sais, c’est tout. Quand je regarde les gens dans la rue, j’ai l’impression qu’il leur manque un truc, un autre but, un but pas matériel. Ils vivent tous pour une quelconque réussite sociale et cela m’attriste.  Je ne sais pas si vous me suivez ? Sinon j’aime beaucoup les livres, ils sont un refuge merveilleux, vous savez il ne trahisse pas. Au contraire, un livre peut tout mais jamais il ne trahit. Moi je les aime très violent mais aussi très mélancolique. En fait, je les aime tous. Comme le disais Oscar Wilde un livre n’a pas besoin d’être morale ou immorale, il est bien ou mal écrit, c’est tout. Je dois vous ennuyez ?
- Non, continue.
- J’adore regarder les filles mais je ne sais pas comment les aimer. Pour le moment, je les admire et j’en suis ravi. Les plus jolies filles sont une source d’admiration sans limite. J’observe leurs démarches, leurs gestes si travaillés, je bois leurs paroles mais jamais je ne leurs adresse un mot. Ma parole a le don de gâcher les choses. Même en amitié mes mots blessent car je ne sais pas être hypocrite ce qui m’empêche d’aimer. Vous en pensez quoi ?
- Je crois que tu ne veux pas aimer. Tu te caches derrière de nombreuses excuses mais ce n’est pas que tu ne sais pas, c’est que tu ne veux pas.”
Je n’avais pas su me peintre comme j’aurais voulu le faire. J’avais oublié de parler de certains détails mais comme notre relation dura, il put voir qui j’étais vraiment. Je continuai :
“- Sûrement, et vous, vous aimez ?
- J’aime beaucoup mais je n’aime plus de la même façon. L’amour occidental m’attriste. Je ne suis la propriété de personne. J’aime les gens mais je ne les possède pas comme il ne me possède pas. La société fait que tout le monde veut avoir mais moi je n’ai que moi et ça me suffit. Continue à me parler de toi.
- Je n’aime pas les politiques. Ils prennent un malin plaisir à nous rendre triste et moi je ne veux pas être triste. J’essaye de les oublier car ils ne valent pas la peine qu’on leur accorde de l’attention. Il se pavane et je les trouve bien ridicule désormais. J’aime beaucoup parler de moi et j’aime que vous m’écoutiez. J’ai un ego démesuré. Sinon le monde, je l’admire comme on admire une femme. J’admire ses formes et tout ces paysages qu’il nous offre sans demander en retour. Je dois vous paraître bien ridicule.
- Non, j’aime ta compagnie, j’aime t’entendre parler, tu donnes un nouveau souffle à la vie et ça me plaît. Sinon sais-tu pourquoi tu vis ? Quelles sont tes motivations,  si elles ne sont pas matérielles ?
- Je ne sais pas. Je me pose cette question très souvent et je ne trouve pas de réponse. Comme je le disais je ne vis pas pour aimer. Là où je me sens le plus vivant, c’est quand je vous parle et quand je lis. On n’est pas passif quand on lit à l’inverse d’un film. Je ne subis pas le livre, je dois le construire. C’est moi, grâce aux clefs de l’auteur, qui rentre dans un lieu que j’imagine. On ne m’impose pas d’images. La littérature demande plus d’imagination que la télévision ou le cinéma.
- Tu ne vis pas pour lire tout de même ?
- Non, pas vraiment. Je ne saurais dire pourquoi je vis. Je me laisse vivre avant de trouver un vrai but. Mais c’est une question importante pour moi. Je me demande si tout le monde se la pose. Je pense qu’un autre monde est possible mais je suis si fainéant que je suis incapable de lutter pour. Excusez moi, il se fait tard et je dois rentrer avant que le soleil se couche. Bonne soirée.

- Au revoir.”
Par V-G - Publié dans : ecritenlair
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Commentaires

"J’ai un ego démesuré"
au moins tu le reconnaîs c'est un bon début...
Commentaire n°1 posté par george le 22/05/2006 à 21h47

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